3 questions à Aurélien Seguin
Aurélien Seguin, l’entrepreneur qui n’avait pas prévu d’entreprendre
Avec son frère Hugo, Aurélien Seguin a créé Crescent en 2021. Installé à la pépinière Orchis à Le Rheu depuis 2024, il revient sur un parcours entrepreneurial né d’une première opportunité et construit au fil des rencontres.

Bonjour Aurélien, peut-on dire que l’entrepreneuriat est venu à vous ?
Effectivement, ce n’était pas dans mes plans initiaux. Après un DUT Gestion des entreprises et des administrations, j’ai intégré une école de commerce à Rennes. J’ai notamment réalisé deux années d’alternance en communication digitale et marketing dans une filiale du groupe ITGA. L’expérience était très enrichissante et j’aurais pu poursuivre l’aventure dans le salariat. Mais en parallèle, dès 2016, j’avais créé mon autoentreprise car un premier client était venu à moi pour une mission de community management. Durant une année de césure, d’autres entreprises m’ont progressivement contacté. Si bien qu’à la fin de mes études, je n’avais plus envie de postuler à des offres.
Mon frère aîné, Hugo, a suivi une trajectoire relativement similaire. Il s’est formé à la vidéo et a commencé à réaliser des projets personnels. L’un d’eux, une vidéo sur la ville de Rennes, lui a même valu un article dans Ouest-France. Un prospect l’a ensuite contacté et il a créé, lui aussi, son statut d’autoentrepreneur. Dès le départ, nous avons conjugué les projets clients et nos projets personnels, notamment avec cinq années de bénévolat pour l’Union Rennes Basket, pour laquelle nous avons créé des vidéos. Nous avons également développé des projets autour de nos passions : l’automobile, le sport et la musique. Notre activité s’est ainsi développée progressivement, sans réelle prospection : nous comptions surtout sur notre réseau et sur la fidélisation de nos clients grâce à la qualité de nos prestations. Et, par rebond, de nouvelles missions sont arrivées. Aujourd’hui, nous traitons des demandes entrantes, remportons des marchés publics et privés et menons une prospection qualifiée auprès de nos cibles.
Comment avez-vous franchi le cap de la création d’une société ?
Après cinq années à travailler chacun de notre côté, tout en ayant déjà des clients en commun, nous avons décidé de réunir nos deux activités. L’agence de communication Crescent est née en septembre 2021. Notre complémentarité était assez naturelle. Aujourd’hui, Crescent est une agence spécialisée dans les métiers de l’image. Nous réalisons des captations photo et vidéo, terrestres ou aériennes, mais aussi la création et la refonte de sites web et du community management. Nous travaillons pour des secteurs très variés : industrie, automobile, agroalimentaire, transport, collectivités… Cette diversité nous enrichit. Elle nous confronte à des problématiques différentes et nous oblige à être très créatifs. En parallèle de l’agence, nous développons aussi des projets connexes, comme une solution de location de caméras pour les mariages, qui permet aux invités de réaliser leurs propres vidéos, Studio Memoir, ou encore « Damn C’est Bon », un média consacré aux restaurants.

Que vous apporte la vie en pépinière ?
Nous avons rejoint Orchis, la pépinière d’entreprises de Rennes Métropole située à Le Rheu et gérée par Citédia, en janvier 2024. C’est un formidable lieu pour grandir et créer du réseau. J’ai d’ailleurs réalisé plusieurs missions avec des résidents de la pépinière. L’accompagnement de la BGE 35 est également précieux. Il permet de faire régulièrement le point sur son activité et de bénéficier d’un regard extérieur. Pouvoir parler de ses problématiques et prendre du recul est très important. Quand on se lance, avoir un bureau, être intégré à un écosystème et pouvoir échanger avec d’autres entrepreneurs, c’est génial. Cela nous met dans une dynamique et nous permet de continuer à faire émerger de nouvelles idées. Nous avons d’ailleurs encore plusieurs projets connexes dans les cartons !